| Discours pour Projet Montréal
2005
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Stockholm (Suède) 2003
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Ce qui suit est le discours
que j'ai été invité à donner lors de la Soirée
bénéfice de Projet Montréal le 3 novembre 2005 au
Lion d'Or :
Je suis ravi d’être ici ce soir et honoré d’être invité à vous parler. Souvent j’entends que pour changer les choses, on a besoin d’une volonté politique. J’ai déjà fais des présentations sur la piétonisation de l’avenue du Mont-Royal avec Mont-Royal Avenue verte et sur les toitures végétalisée au Centre d’écologie urbaine, mais c’est la première fois de ma vie où je fais une présentation politique. Pourquoi ? C’est parce que j’appuie la volonté politique de Projet Montréal. Nous sommes en 2005. Notre défie collectif est de mettre en action ce que nous avons déjà appris des luttes féministe, écologiste, altermondialiste, etc. C’est la volonté politique à l’écoute des citoyens qui va faire avancer notre société. À Montréal, nous avons déjà une richesse urbaine : - Une densité pour partager
nos infrastructures;
Moi, je dis souvent que je suis né à Vancouver, mais j’ai choisi Montréal. Je suis également fier de m’épanouir en français. Alors, c’est quoi l’avenir de la ville que l’on aime autant ? D’abord, un avenir a besoin d’une vision. Un objectif : le concept de la civilisation comme dit souvent Richard Bergeron. Montréal : Ville verte, équitable, démocratique et civilisée Mais à Montréal où commencer ? D’abord, je commence avec quelque chose de très simple, nos 5 sens : - Respirer de l’air pur;
Tout ça fait parti de notre qualité de vie et ce que j’appelle « l’écosensuel ». Une ville verte se crée dans une culture où s’enracine une société durable. Il y a deux ans, j’ai fait un voyage architectural en Scandinavie. Mon objectif était de voir comment les cultures nordiques, qui ressemble énormément à celle du Québec, conçoivent leur milieux urbains et leur architecture écologique. D’abord, j’étais impressionné par la beauté des villes de Copenhague, Oslo, Stockholm et Helsinki. Quatre pays du nord de l’Europe, qui ont des petites populations, des langues uniques et oui, où il neige comme au Québec aussi ! En plus, ces pays de roches, rivières et arbres ont les mêmes ressources que le Québec, (à part du pétrole en Norvège). Ces pays investissent massivement dans leurs infrastructures urbaines telles que les transports collectifs, les rues piétonnisées et le logement social. En Finlande, l’architecture est un produit national. Ces villes sont interconnectées par des réseaux de chemin de fer efficaces. Elles sont belles et écosensuelles ! Mais d’où vient leur argent ? Le Canada est un pays riche qui fait parti du G8, mais pourtant nous avons moins d’investissements dans nos villes ! Dans ces villes scandinaves, je me suis promené dans leurs rues piétonnières où le monde magasinait, socialisait et se regardait (effet de « People watching »). Tout dans le calme, la sécurité et à l’échelle humaine où il neige et fait beaucoup plus noire en hiver qu’à Montréal. Leurs rues sont recouvertes de pierre, de pavés, de briques, de tuiles et tout ça, malgré le déneigement d’hiver. Copenhague est célèbre pour les revêtements variés de ses rues, places et trottoirs. C’est à Copenhague, il y a 40 ans, que la ville s’est donnée l’objectif de réduire l’espace de la voiture en ville. Une idée sage car, comme le Québec, le Danemark ne produit ni pétrole, ni voitures. Afin de garder plus d’argent dans l’économie locale, il fallait enlever la nécessité d’acheter des autos. Au fur et à mesure, Copenhague a piétonnisé son centre-ville. Ça ne s’est pas passé du jour au lendemain, mais avec les objectifs établis, la ville, à chaque année a réduit les places de stationnement et a augmenté les rues piétonnières. Les commerçants qui avaient peur au début sont devenus les promoteurs les plus ardents des rues piétonnières et 40 ans plus tard, la qualité de vie au centre-ville de Copenhague est civilisée. C’était un plaisir de prendre les tramways dans les villes d’Oslo, Stockholm et Helsinki. J’ai fait mon touriste en prenant les trajets qui m’ont donné les tours de ville au coût d’un ticket de métro. Oslo et Helsinki ont des vieux tramways et Stockholm en a un nouveau. Helsinki et Stockholm ont également un métro. Effectivement, à Stockholm, je suis allé au nouveau quartier de Hammarby qui est semblable au faubourg de Québec à l’est du Vieux Montréal. Ce nouveau quartier de Hammarby n’était même pas terminé et le service de tramway était déjà installé. Qui a besoin d’une voiture au quotidien là-bas ? Les cultures nordiques possèdent la volonté politique d’investir dans leur villes et de se donner des objectifs de durabilité, santé et beauté urbaines. Le résultat : des villes civilisées, riches, plus écologiques et équitables. À Montréal, c’est à nous de mettre en valeur : - notre écologie;
Passons à l’action ! Nous cherchons un projet de société. Nous avons besoin de Projet Montréal. Des actions concrètes comme le projet pilote de toiture végétalisée motive le monde à en faire plus. Mont-Royal Avenue verte propose un projet concret de piétonniser l’avenue du Mont-Royal avec transports collectifs. Il ne nous manque pas d’idées ni d’études… C’est tout simplement le fait qu’il faut commencer à agir. La ville verte en santé que propose le programme de Projet Montréal : - une ville écologique;
Moi, je m’affiche Projet Montréal
!
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